Julia Minkowski, bibliographie

Julia Minkowski, bibliographie

Elles sont dix. Dix femmes avocates que les projecteurs ignorent, préférant leurs confrères, les fameux « ténors du barreau ». Chacune de ces avocates a, dans le cœur, un procès particulier, un de ceux dont on ne se remet jamais vraiment. Elles ont défendu Guy Georges, la famille d’Ilan Halimi, Bertrand Cantat, Charles Pasqua, un Premier ministre des Balkans ou des anonymes accusés de matricide, d’agression sexuelle, de tentative de meurtre. Ces procès, ce qu’ils disent d’elles, elles le racontent pour la première fois. Voici une passionnante plongée dans la psyché des grandes « ténoras ».

Le Mans, 29 septembre 1933. Maître Germaine Brière prononce les derniers mots de sa plaidoirie. Sur le banc des accusés, les sœurs Papin, les deux bonnes qui ont tué leurs patronnes. Il est minuit passé, les jurés rejoignent la salle des délibérations.
Dans le palais désert, Germaine attend le verdict. Elle se remémore les combats de sa vie. Bientôt, elle sera l’avocate qui a sauvé les domestiques assassines ou celle qui a échoué face à une justice d’hommes et de notables. Le triomphe ou la honte. Ne reste qu’à espérer…
Au cœur d’un fait divers qui ne cesse de fasciner, Julia Minkowski brosse le portrait d’une femme libre et révoltée.

Dominique Verdeilhan, bibliographie

Dominique Verdeilhan, bibliographie

Chaque parcours judiciaire est une épreuve. Quelquefois un drame. Le fait divers fascine. La justice questionne. L’enquête criminelle, lorsqu’elle est relatée dans une série, au cinéma, attire son lot de curieux. Face à` une procédure pénale, que l’on soit victime ou accusé , chacun réagit différemment. Certains somatisent, dépriment, baissent les bras, s’effondrent. D’autres trouvent un ressort énergique inattendu, se lancent dans la bagarre, tête baissée, affrontent l’adversaire à bras-le-corps.On se remet difficilement de l’ « expérience » de la garde à vue, comme de celle de la détention. …

Marc Trévidic, Laurence Vichnievsky, François Molins, Renaud van Ruymbeke, Jean-Claude Marin, Philippe Courroye, Éliane Houlette et bien d’autres… Plus de quatre-vingts magistrats, se confient pour la première fois. Présidents de cour d’assises, procureurs, juges d’instruction, juges des enfants, ils révèlent ce qu’ils n’ont jamais osé évoquer : leurs angoisses, leurs souvenirs souvent traumatisants, leur détresse. Ils sont marqués, parfois de manière indélébile, par des affaires plus ou moins retentissantes : les attentats de Paris, le crash de la Germanwings, les crimes de Michel Fourniret ou de Pierre Chanal, la mort d’Ilan Halimi ou du petit Grégory, mais aussi par les dossiers Elf ou Chirac.Comment faire face chaque jour aux scènes de crimes, aux autopsies, aux catastrophes aériennes, aux attentats ? …

À partir d’une vingtaine d’affaires, Dominique Verdeilhan nous fait revivre plusieurs procès qu’il a suivis et interroge l’institution : pourquoi l’affaire du « petit Grégory » symbolise-t-elle l’échec de la justice ? Le dossier « Omar m’a tuer » s’apparente-t-il à une erreur judiciaire ? Comment justifier que Patrick Balkany et Jérôme Cahuzac n’aient pas eu le même traitement dans des dossiers similaires ? Maurice Papon a-t-il bénéficié d’une justice laborieuse ? En quoi le crime de Bertrand Cantat a-t-il marqué un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Pourquoi le cardinal Barbarin, d’abord condamné, a-t-il finalement été relaxé ? En quoi l’affaire DSK montre-t-elle l’opposition flagrante entre le système judiciaire américain et notre système français ? …

Michel Dubec, bibliographie

Michel Dubec, bibliographie

Michel Dubec est psychiatre et psychanalyste. Il aurait pu se contenter de soulager les névroses dans un cabinet cosy. Mais il est devenu expert auprès des tribunaux, et depuis un quart de siècle, a côtoyé les pires meurtriers, de Carlos à Guy Georges. Pédophiles, escrocs, terroristes d’Action Directe, islamistes, psychopathes, tueurs en série, son journal professionnel est un véritable Bottin mondain du crime. C’est ce qu’il nous conte ici grâce à la plume incisive de Chantal de Rudder. Poussé dans ses retranchements, il accepte de ne rien laisser dans l’ombre. Elle l’entraîne loin, au plus profond des ” monstres ” qu’il a scrutés mais aussi de lui-même. Longtemps il a justifié sa présence sur la galère de l’expertise judiciaire par sa fibre sociale, ses origines plus que modestes, la dynastie de truands dont il est issu, le voyou qu’il aurait pu être. Et puis il a rencontré Paul Touvier, le premier collabo français jamais jugé pour crime contre l’humanité. L’histoire de la famille Dubec, c’est l’histoire de la Shoah. Face à Touvier, Michel Dubec réalise qu’il se mesure depuis toujours à l’énigme du mal : ” Ici, il n’y a pas de pourquoi ” avait lâché un garde-chiourme d’Auschwitz au déporté Primo Levi. Au fil d’une quête aussi captivante qu’une enquête, Michel Dubec réussit à nous faire toucher l’âme du crime.

Stéphane Durand-Souffland, bibliographie

Stéphane Durand-Souffland, bibliographie

« Les assises sont une drogue dure pour qui pratique la chronique judiciaire. Mon addiction s’est déclarée dès la première dose, il y a de cela presque un quart de siècle. »
Stéphane Durand-Souffland a suivi, pour Le Figaro, les plus grands procès de ces dernières années : de Guy Georges – « le tueur de l’Est parisien » – à l’historique V13 – qui juge les attentats du 13 novembre –, en passant par le scandale d’Outreau, Michel Fourniret – « l’ogre des Ardennes » –, Jacques Viguier, Tony Meilhon – l’assassin de la jeune Laetitia –, Maurice Agnelet, Dominique Cottrez, Francis Heaulme – « le routard du crime » – ou encore l’affaire Troadec. …

Le 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît. Les policiers sont persuadés de tenir l’assassin : son mari, Jacques. À cause de ses explications contradictoires, de ses agissements troublants, Viguier passera deux fois devant la cour d’Assises, en dépit du manque de preuves à charge.Duels d’avocats, témoins incohérents, manœuvres policières, exagérations médiatiques, Stéphane Durand-Souffland excelle à décrire cette affaire riche en coups de théâtre, et démonte les rouages de la machine judiciaire.Stéphane Durand-Souffland…

” “Celui-là, je vais le tuer.’ L’accusé est un homme – plus rarement une femme – qui, un beau jour, s’est dit que la seule chose à faire pour rendre sa vie meilleure était d’en supprimer une autre. Peu à peu, l’idée du crime s’est imposée, un scénario s’est élaboré, la main s’est armée. “
Ici, tout est vrai. Les mots d’une fillette face à l’homme qui a tué sa mère, les confessions d’un fou, le vertige d’un aveu. On voit Guy Georges, Yvan Colonna, les innocents d’Outreau, des juges, des avocats, des jurés. La gouaille des voyous se mêle à la verve des grands du barreau. On pleure et on rit, on éprouve de la colère ou de la tendresse, on est devant le nu de la vie. Car aux assises la justice décape, même ceux qui n’ont rien à cacher.

Jean-Pierre Getti, bibliographie

Jean-Pierre Getti, bibliographie

En 1989, Jean-Pierre Getti est juge depuis dix ans lorsqu’on lui confie l’instruction de l’affaire Touvier. À la recherche d’une vérité que l’époque préfèrerait passer sous silence, il enquête durant des mois, épaulé par des historiens, pour exhumer les secrets enfouis de l’Occupation. Mais ce n’est que le premier dossier pour crimes de guerre qu’il aura à traiter : suivront notamment ceux de René Bousquet et d’Aloïs Brunner. …

Christophe Molmy, bibliographie

Christophe Molmy, bibliographie

Paris est en émoi : le braquage d’un fourgon blindé a mal tourné, deux convoyeurs ont été tués. Pour résoudre l’enquête, les regards se tournent vers le commissaire Renan Pessac. Loup solitaire, il sait tout de la violence, des mauvaises fréquentations et des coups bas des indics. Dans ce petit milieu, où, amis et ennemis se connaissent, Pessac mène depuis des années un bras de fer incessant avec Matteo Astolfi, patron du grand banditisme, dont le petit frère semble impliqué.
Menacé, Matteo décide de raccrocher pour protéger sa famille…après un dernier coup.

Un roman policier magistral, entre le réalisme d’Engrenages et l’humanité de Vargas. Un second roman attendu du chef actuel de la BRI de Paris, qui est un coup de maître.

Sélectionné pour les prix du polar de Cognac, prix Landerneau, prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points et prix du Goéland Masqué, Christophe Molmy confirme son talent avec ce nouveau roman magistral. …

Après Les Loups blessés (sélectionné pour 5 prix littéraires, Éditions de La Martinière, 2015) et Quelque part entre le bien et le mal (Éditions de La Martinière, 2018), Christophe Molmy revient avec un troisième polar à la verve toujours plus affinée et l’intrigue plus sophistiquée. Un roman qui alterne les points de vue des flics et des truands dans une course où chacun, dopé à l’adrénaline, veut sauver sa peau.

Au cœur des attentats de 2015 en tant que grand patron de la BRI, Christophe Molmy transforme, six ans après, ce traumatisme collectif et personnel en sujet littéraire. Il s’est toujours refusé à publier son témoignage de flic sur les événements. Déontologie professionnelle et choix d’écrivain. La scène d’attentat qui ouvre le roman, foudroyante, rappelle évidemment l’attaque du Bataclan. Mais le sujet du livre est tout autre : comment un rescapé de l’horreur se tient sur la crête entre résilience et plongée dans la folie.
Molmy quitte les rives du polar et du grand banditisme et nous offre un bijou de littérature noire.