LionelBethuneDeMoro

 

Marguerite Landreau doit être fière d’eux. En son temps, cette célèbre Cognaçaise a été la première avocate de France à être élue bâtonnier. Aujourd’hui, le barreau de la Charente est riche de 130 avocats dont 17 honoraires. C’est un barreau très féminin dont la moyenne d’âge se situe à 40 ans. Et puis, surtout, depuis l’an 2000, il respecte « une merveilleuse parité » pour avoir eu à sa tête trois bâtonniers femmes, Dominique Légier, Chantal Giraud-Dupuis et Sophie Robin-Roques. Et trois bâtonniers hommes, Philippe Calmels, Jean-Michel Camus, et Lionel Béthune de Moro qui prend ses fonctions en ce début d’année 2011. Il nous a reçus pour nous parler de cette nouvelle fonction qui occupera entre un quart et la moitié de son temps.
 
Liberté et modernité, tels sont les maîtres mots du nouveau bâtonnier charentais qui travaille dans son bureau de l’avenue du Président-Wilson à Angoulême, sous le portrait de Malesherbes, le seul à s’être porté volontaire pour assurer la défense de Louis XVI. Lui et sa famille l’ont payé de leur vie en allant à l’échafaud. Depuis, les avocats du barreau de Paris portent le deuil en n’arborant par la bande d’hermine sur leur épitoge.
 
Lionel Béthune de Moro se positionne comme cet illustre juriste, « au sein de la liberté. On est une profession de liberté. On devrait tous avoir un côté Malesherbes.